le marché du numérique

Zoom sur trois tendances IT marquantes de l'année 2019

Si les sciences pures et expérimentales ont longtemps dominé le monde, c'est le tour depuis quelques années des technologies informatiques. Et il n'est pas toujours aisé de suivre le rythme, car l'IT évolue à une vitesse vertigineuse et nécessite une veille de tous temps. Pour cette raison, nous vous proposons ici un petit récapitulatif de trois tendances IT de l'année 2019 ainsi qu'un etat des lieu du marché.

L'IA et le Cloud : deux technolgies qui fonctionneront main dans la main

Même si l'on entend déjà parler de l'Intelligence Artificielle depuis une bonne dizaine d'années, il n'en demeure pas moins que celle-ci en est encore à une phase embryonnaire. Les avancées remarquées çà et là jusqu'à présent ont été trop spasmodiques. Toutefois, avec l'apport du Cloud, qui devrait permettre de réduire les délais de collecte des données, une évolution conséquente sera observée. De nombreux services AI et logiciels AI se développent dans le Cloud, favorisant une amélioration des infrastructures, de même qu'une certaine rapidité, une plus grande résilience et un meilleur automatisme. Entre les fournisseurs d'infrastructures Cloud et les développeurs qui se spécialiseront dans le Cloud, tout ça promet un marché de l'IA très bouillant en 2019.

Les objets connectés seront plus autonomes

A la base, les objets connectés n'avaient qu'une prédilection : se charger de collecter les données, les transmettre pour qu'elles soient analysées et attendre de recevoir des instructions pour de prochaines actions. Toutefois, de plus en plus, avec un volume de données grandissant et des besoins de résultats de plus en plus pressants, il est irréaliste de prétendre que des données collectées par des appareils de périphérie doivent faire ce trajet. Les consommateurs ont besoin que les données soient traitées presque instantanément. Voilà pourquoi une certaine recherche de l'instantanéité des objets connectés s'observe pour cette année 2019. Les systèmes de traitement de données à la périphérie, grâce auxquels les objets connectés pourront prendre des décisions de façon autonome, seront de plus en plus demandés. L'Internet des objets (IoT), à travers les logiciels et applications qu'il inclut, devra permettre de prendre des décisions sur les actions à poser, les données à supprimer ou celles à envoyer, etc.

informatique et que l’année 2018 devrait aussi connaître une bonne croissance, notamment sous l’impulsion des SMAC (réseaux sociaux, mobile, analytique et Cloud). Pour ce qui est du RGPD, le Syntec Numérique considère que les investissements relatifs y ont avoisiné les 680 millions d’euros en 2017 au sein des entreprises numériques et IT, et devraient progresser à 980 millions d’euros durant l’année en cours, 2018, avant d’enregistrer une certaine stabilisation en 2019, puis un recul en 2020.


Pour l’année 2018, le syndicat a tablé sur des prévisions de croissance aux alentours de 4,2%, pour une valeur totale de 56,4 milliards d’euros. Par rapport à 2017, même si la tendance observée est à la croissance, celle-ci reste modérée (+0,3 point), d’autant plus quand on observe les évolutions des précédentes années (+1 point de 2016 à 2017, +0,7 point de 2015 à 2016 et +1,3 point entre 2014 et 2015). Abordé par la rédaction de LMI, l’administrateur du Syntec a jugé que pour maintenir la croissance, il conviendrait de travailler à une augmentation de la demande d’emplois. Il justifie par ce fait la prudence avec laquelle les estimations ont été prises en compte. Sur la question de l’embauche justement, le syndicat a prévu que 55 000 à 60 000 cadres seraient recrutés durant l’année, soit au moins autant que pendant l’année 2017 (55 240 recrutements de cadres). Cependant, pour cette même année 2017, une petite désillusion a été exprimée par rapport à la création nette d’emplois cadres dans le secteur IT ; 13 140 emplois de ce type ont été créés, contre 13 790 en 2016, comme l’indiquent les chiffres de l’Apec et du Syntec numérique.

Une augmentation du recrutement des jeunes en 2018 sur le marché de numérique


En parallèle à ce constat lié à la baisse de la création nette d’emplois cadres au cours de l’année 2017, le Syntec Numérique fait ressortir un contraste concernant les besoins de recrutements dans l'univers high tech sur les premiers mois de 2018. Ainsi, les données disponibles indiquent qu’il y a une hausse des besoins de recrutements ; mais ces besoins sont ralentis par la non-disponibilité immédiate des compétences adéquates. Mi-2017, 61% des sociétés intervenant dans le numérique et l’IT évoquaient des difficultés à recruter ; selon les observations de la première moitié de 2018, ce chiffre est passé à 81%. Pour Benoît Darde, l’enjeu clé du recrutement se trouve en l’aptitude des entreprises à mettre en place un système de fidélisation de leurs collaborateurs. Il considère qu’il reste à œuvrer à une certaine maîtrise du taux d’attrition. Dans la dynamique de cet objectif consistant à fidéliser et à retenir les talents, le Syntec Numérique précise qu’il sera important de miser sur la jeunesse. Pour Benoît Darde, les débuts en la matière semblent prometteurs, les jeunes occupant en 2018 une part de 30% des recrutés, contre 19% en 2017.


En vue d’offrir une formation satisfaisante à des collaborateurs susceptibles d’aider à relever les défis propres aux sociétés éditrices et aux entreprises IT, le syndicat souligne les efforts louables que fournit le gouvernement. Benoît Darde revient notamment sur la réforme du compte personnel de formation. Selon lui, cette réforme a conduit à une augmentation notable des formations diplômantes et à une nette amélioration du niveau de maturité dans les processus de recrutements. Il fait aussi cas des contrats de professionnalisation, qui ont eu pour effet de permettre aux demandeurs d’emplois juniors de moins 26 ans d’obtenir un emploi dans le secteur à l’aide d’une formation qualifiante ou certifiante. ont joué un rôle crucial. Il dévoile justement des chiffres très positifs sur ce plan : en 4 ans, ce dispositif a contribué à offrir un CDI à plus de 13 800 demandeurs d’emplois, et en 2017 spécifiquement, Pole Emploi a fait recruter plus de 5 000 personnes, et beaucoup ont également sauter le pas pour créer leur propre entreprise, notamment en franchise

Marché du numérique : 186 millions d’euros d’investissements dans l’Intelligence Artificielle (IA) pour 2018


En collaboration avec le cabinet IDC, la conférence semestrielle a été le lieu pour le Syntec Numérique de présenter les résultats obtenus à l’issue d’une étude menée sur la croissance fulgurante des investissements dans le domaine de l’IA. D’un montant de 125 millions d’euros en 2017, ces investissements devraient enregistrer une progression de 46% en 2018 et tutoyer la barre des 186 millions. Plusieurs types de profils, associés à des compétences variées, sont recherchés par les entreprises numériques et IT afin de les aider dans la mise en œuvre de leurs projets d’Intelligence Artificielle (chatbots, voicebots, algorithmes d’apprentissage automatique, etc.). Par ordre d’importance, il y a :

  • les datascientists (27%),
  • les spécialistes UX ou spécialistes User Experience (18%),
  • les analystes métiers avec compétences IA (16%),
  • les programmeurs et gestionnaires de bases de données pour les systèmes d’Intelligence Artificielle (16%),
  • les architectes de données (13%),
  • les gestionnaires en qualité de données (8%).


Benoît Darde n’a néanmoins pas été en mesure de donner des détails plus spécifiques sur le nombre de spécialistes IA que souhaitent recruter les entreprises numériques et IT, les répondants sur cette question n’ayant pas été assez nombreux.

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